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Banques centrales, bulles et récessions

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Publié le 13 juillet 2011
630 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
( 6 votes, 4,8/5 ) , 1 commentaire
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

L’ordre de mission d’une banque centrale comporte plus ou moins officiellement deux volets : préserver la valeur de la monnaie – c'est-à-dire limiter la hausse des prix – et créer les conditions d’une croissance suffisante pour assurer le plein emploi. Dans la pratique, si la banque centrale estime que la croissance est trop faible, elle va faire baisser le niveau des taux d’intérêt [1] afin d’inciter les agents économiques à s’endetter pour investir et donc, relancer la croissance. A contrario, si la banque centrale détecte des tensions inflationnistes, elle va faire remonter les taux d’intérêt pour freiner l’expansion du crédit, l’investissement et donc la hausse des prix. C’est le principe même de la politique monétaire tel qu’il est défendu par les partisans du système des banques centrales et de la politique monétaire.


Imaginez un banquier central qui se trouve confronté à une crise économique. Il décide conséquemment de créer de grandes quantités de monnaie pour faire baisser les taux en espérant que cet argent fraichement imprimé [2] sera emprunté par les ménages et les entreprises pour investir. Si cette politique fonctionne, il est probable que les sociétés s’endettent pour financer de nouveaux projets d’investissement et que les particuliers fassent de même pour acquérir des biens immobiliers.


Bref, quelles que soient par ailleurs les difficultés de l’économie, les agents économiques s’endettent pour acheter des actifs et font monter leur prix. In fine, ils créent ce que l’on appelle volontiers dans le langage courant une « bulle spéculative », qui n’est jamais rien d’autre qu’une conséquence de l’inflation  qui se manifeste sur autre chose que sur le panier de l’indice des prix à la consommation et ce « autre chose » est en général un secteur de l’économie particulièrement réglementé ou subventionné par les pouvoirs publics.


Risquons un exemple purement spéculatif et imaginons que les ménages et les entreprises décident d’investir massivement dans les énergies renouvelables. Il est très vraisemblable que les ventes et le prix des panneaux photovoltaïques et autres pompes à chaleurs grimpera en flèche. Comme, par ailleurs, les taux bas obligent les investisseurs institutionnels à chercher des placements plus rémunérateurs et donc plus risqués, il y a fort à parier que même les projets les plus hasardeux trouveront du financement à profusion.


On verra ainsi de très nombreuses entreprises, attirées par des prix élevés et un financement abondant, se créer et embaucher dans le secteur des énergies vertes. C'est-à-dire que les capacités productives de l’économie seront réorientées vers le secteur des énergies renouvelables. Très vite, les journaux parleront de « bulle verte » [3].


Seulement voilà, il arrivera fatalement un moment où le banquier central réalisera que sa politique incite ménages et entreprises à s’endetter de manière tout à fait déraisonnable et s’accompagne d’une hausse spectaculaire du prix des actions des entreprises éco-compatibles. Il décidera donc d’y mettre fin en faisant remonter les taux. Bien sûr, cette hausse de taux aura pour immédiate conséquence de réduire la demande pour des installations énergétiques durables. De nombreuses entreprises du secteur vont rapidement en faire les frais et licencier leur personnel.



Très vite, le problème va gagner les banques qui, sous l’impulsion bienveillante de la banque centrale, avaient gagné beaucoup d’argent en finançant la révolution verte. Avec pour tout résultat que les prix baissent, la bourse s’effondre, le chômage monte et une crise bancaire se profile à l’horizon.


Toute ressemblance avec des évènements récents ou à venir serait, bien entendu, purement fortuite.


---

[1] Les banques centrales agissent sur le niveau des taux d’intérêt à court terme via le taux moyen du marché interbancaire (le taux auquel les banques se prêtent de l’argent entre elles).

[2] C’est, bien sûr, une image : l’essentiel de la monnaie créée par une banque centrale est électronique.

[3] Je dépose le nom… juste au cas où.

 

 

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Georges Kaplan ne s’appelle – de toute évidence – pas vraiment Georges Kaplan puisque Georges Kaplan est un leurre. Né en 1975 dans une grande ville du sud de la France qui fût autrefois prospère grâce à son port, Georges Kaplan a principalement quatre centres d’intérêts dans la vie : sa famille, la musique, les bateaux (à voile) et l’économie. Ceux qui le connaissent considèrent Georges Kaplan comme un « libéral chimiquement pur » qui pense pour l’essentiel s’inscrire dans la tradition de la pensée libérale classique française et celle de l’école autrichienne d’économie. Il gagne honnêtement sa vie sur les marchés financiers et publie régulièrement des articles sur son blog, sur Contrepoints.org et Causeur.fr.
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Il y a un autre paramètre dont il faut tenir compte dans le cas des energies vertes, c'est le crédit d'impot qui a déjà fait grimper les prix en France par rapport à nos voisins qui eux ne le pratiquent pas ! In fine le prix fait au consommateur Francais est plus ou moins le même que celui fais à notre ami Europeen, mais dans le même temps le contribuable (soit le client + le reste de la population francaise) a payé deux fois le prix de l'installation ! Ce genre d'aide de l'Etat n'a malheureusement qu'un effet, c'est celui de faire monter les prix ! On parle trop souvent des aides fait aux constructeurs automobiles, ou au banques, mais il est bien d'autres aides qui encouragent de mauvais comportements !
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Il y a un autre paramètre dont il faut tenir compte dans le cas des energies vertes, c'est le crédit d'impot qui a déjà fait grimper les prix en France par rapport à nos voisins qui eux ne le pratiquent pas ! In fine le prix fait au consommateur Francais  Lire la suite
Louis - 12/07/2011 à 05:39 GMT
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