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En mémoire de François Furet

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Publié le 04 mai 2012
637 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes
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Rubrique : Editoriaux

 

 

 

 

Dans quelques semaines, nous commémorerons les quinze ans de la mort d’un grand historien français : François Furet. Ses travaux représentent une véritable rupture épistémologique dans la recherche historique sur la Révolution française. Furet se distingue notamment par le fait qu’il a graduellement reconnu que les prémices de la Terreur datent de 1789, rejoignant ainsi, du moins sur certains points, l’approche contre-révolutionnaire qui rejetait ladite Révolution en bloc ainsi que la thèse, peu satisfaisante, d’une dichotomie 1789/1793.


Cette dichotomie est fortement défendue par la tradition « libérale » à laquelle est pourtant censé appartenir Furet. Pour les historiens de cette école, les révolutionnaires de 1793 ont trahi les idéaux véhiculés en 1789. La Révolution ne serait alors pas un bloc homogène mais une succession de périodes hétérogènes.


Dans son ouvrage majeur, Penser la Révolution française, Furet s’écarte donc quelque peu de la ligne idéologique de son « école d’origine », exhumant au passage la pensée de l’historien Augustin Cochin. Cochin ne se contente pas d’affirmer que la Révolution française est un bloc homogène. Pour lui, les origines de cette période sont un peu plus lointaines et remontent au moins à 1750, date à partir de laquelle ont commencé à se constituer les sociétés de pensée, telles que les loges maçonniques.


Cochin ne sombre pas, pour autant, dans la thèse conspirationniste défendue par l’abbé Barruel qu’il chercha à dépasser. Mais il  insistera sur l’importance des idées sur le cours de l’histoire.


Furet semble suivre la thèse de Cochin dans l’ouvrage précité. Il dira même, rompant presque définitivement avec l’école libérale, que « 1789 ouvre une période de dérive de l’Histoire », que la Terreur se déduit du discours révolutionnaire et, surtout, que « 1793 est déjà dans 1789 ». Rousseau est visé à travers son pernicieux concept de « volonté générale », repris par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et qui est un des principes majeurs de la Révolution française. Cette période de l’histoire est souvent narrée comme consacrant l’individualisme. Mais les « minorités » contre-révolutionnaires y furent pourtant écrasées ou, à défaut, particulièrement mal vues. L’unitarisme fut la règle.


Furet n’est pas toutefois uniquement cet extraordinaire penseur de la Révolution française : il s’est également distingué par un ouvrage remarqué sur le communisme, intitulé Le passé d’une illusion. Concernant la France, Furet établit d’ailleurs un pont entre la Révolution et le communisme hexagonal. Ce point est matérialisé par la passion révolutionnaire qui touche la France depuis 1789. Ce n’est pas pour rien qu’Engels admirait profondément l’œuvre des révolutionnaires français, en faisant un objet de réflexion en vue de l’instauration de la dictature du prolétariat.


Cette passion révolutionnaire a « contaminé » les communistes français. Mais Furet ne leur cherche légitimement aucune excuse : il rappela que de nombreuses informations circulaient sur les crimes du communisme – via les témoignages de Victor Kravtchenko, d’Ante Ciliga et d’Alexandre Soljenitsyne – et que ceux qui continuaient à se revendiquer de cette idéologie étaient simplement empreints d’illusions malsaines, l’importante influence des intellectuels socialistes et du Parti communiste en France les confortant dans leur aveuglement. Leur attitude à l’égard des « marxistes déviants » en est la preuve la plus consternante.


Le livre de Furet est, près de vingt ans après sa publication, toujours d’actualité : certains ont dernièrement jugé, de façon un peu péremptoire, qu’il n’y avait plus de communistes en France. Le fait que le PCF ne présente plus de candidat sous sa bannière serait un symbole éclatant.


Malheureusement, le Parti communiste a eu la « brillante » idée de soutenir le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, lequel s’en donne à cœur joie lorsqu’il s’agit de défendre les dictatures communistes les plus féroces. Et quand on voit les résultats électoraux qu’il vient d’obtenir, il n’y a pas de quoi être particulièrement rassuré…


 

 

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Ah bon, il s'agissait donc de taper sur Mélenchon !
Pas la peine de vous donner tout ce mal en faisant un détour par François Furet !
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Ah bon, il s'agissait donc de taper sur Mélenchon ! Pas la peine de vous donner tout ce mal en faisant un détour par François Furet ! Lire la suite
boutros - 04/05/2012 à 07:56 GMT
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