Miné par les financements croisés entre ses composantes et sous le poids d’un endettement global insondé, le groupe portugais Espirito Santo peut-il être redressé à la faveur d’une restauration et laquelle ? Un plan est annoncé mais il tarde à être rendu public et rend cette perspective incertaine : la répartition des pertes est un art difficile qui prend un temps par ailleurs compté.
Dans l’espoir d’en gagner, la Banque du Portugal a accéléré le changement de direction de la Banque du groupe, la BES, avec pour objectif de la protéger des miasmes de ce dernier. Mais cela ne remplace pas une opération-vérité sur la réalité de son exposition à celui-ci qui, signe d’une grande fragilité, se finance à court terme (90 jours). L’opacité est loin d’être dissipée, mais peut-elle être levée sauf à déclencher l’effondrement général qu’il est tenté d’éviter ?
Déterminer l’exposition de la BES ainsi que l’endettement des composantes du groupe éclairerait les modalités d’une douloureuse restructuration, le gouvernement portugais ne cessant d’affirmer qu’il n’est pas question d’un sauvetage public. Mais qui devra assumer les pertes dans ces conditions, car les besoins de recapitalisation sont présumés tels qu’elles devront être épongées ? Bien des mystères subsistent dans la cascade des structures internes du groupe, une méthode permettant d’assurer son contrôle avec peu de capitaux propres en associant à divers étages des partenaires. C’est en particulier le cas d’Espirito Santo International (ESI) – s...
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