Le Brexit a bon dos, le désordre qu’il provoque sur les marchés aurait obligé le gouvernement italien à intervenir d’urgence pour protéger son système bancaire. Tout ceci relève de la communication, les cours des banques italiennes s’effondrent, certes, mais la chute a commencé bien avant le référendum anglais, les maux qui les touchent sont plus profonds et anciens.
Les banques italiennes cumulent en effet 360 milliards d’euros de créances douteuses, ce qui équivaut à 22% du PIB (1.636 milliards d’euros en 2015), un ratio digne d’un pays émergent en faillite. Formellement tout cet argent ne s’est pas évanoui, il existe des garanties et des hypothèques, mais étant donné la lenteur de la justice italienne (une procédure d’insolvabilité dure en moyenne 8 ans, un quart d’entre elles dépassant les 12 ans), on peut quasiment tirer un trait sur ce...
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