Alors que l’affaire Cahuzac continue de faire couler de l’encre et que sous le coup de l’émotion, une batterie de mesure en faveur de la transparence a déjà été proposée, il n’est pas simple d’analyser les choses sereinement. Pourtant le sujet en vaut la peine. Mais, comme souvent, on risque de traiter sous l’angle exclusivement « people » et superficiel un problème bien plus profond, nous touchant directement ou indirectement.
Il est certain que Jérôme Cahuzac est coupable de mensonges répétés. Il s’est aussi comporté de façon immorale en ce qu’il n’a jamais cessé de défendre et mettre en œuvre des hausses d’impôts, quand il ne s’appliquait pas la chose à lui-même et pratiquait l’évasion fiscale. Ce double discours n’est pas tenable et il est sain qu’il ait été épinglé. Une bonne chose de faite.
Cependant, les cris d’orfraie à l’égard d’une regrettable affaire ne doivent pas occulter une spécificité française, le poids des impôts et des charges. Les propositions formulées dans les derniers jours et le discours du président le mercredi 10 avril - moyens supplémentaires pour lutter contre les fraudes, haro su...

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