Lorsqu’un Etat surendetté est incapable de réduire son déficit (ou ne veut pas le faire pour continuer à financer ses clientèles électorales), il s’expose à la défiance des marchés et à la fuite des investisseurs. Pour éviter ce scénario cauchemardesque, il utilise son pouvoir souverain pour contraindre l’argent disponible à financer, malgré tout, sa dette, et à des taux bas. C’est ce que l’on appelle la "répression financière".
Elle prend plusieurs formes comme notamment infléchir les réglementations prudentielles concernant les banques (Bâle 3) et les assureurs (Solvabilité 2) afin de favoriser l’acquisition d’obligations souveraines. Ainsi une banque qui achète des titres d’État notés entre AAA et AA- n’a pas besoin de geler des liquidités en contrepartie, ces titres étant considérés com...

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