Il s’en passe de belles dans l’arrière-boutique du système financier européen, qui ne sont pas clamées sur les toits ! Mario Draghi lui-même s’en est inquiété en signalant de vagues phénomènes de « fragmentation » qui se développent au sein de la zone euro. À quoi faisait-il référence ?
Le mécanisme se déroule en trois temps : la fuite des capitaux des pays au bord du trou se poursuit, avec comme conséquence une dépendance accrue de leurs banques aux prêts de la BCE, puis les liquidités fournies par celle-ci sont utilisés pour acheter la dette émise par leur État, afin dans l’immédiat de consolider l’édifice.
Stopper ce processus à terme fragilisant implique de redonner confiance dans le maintien de la zone euro. D’où le projet de bâtir une union fiscale, puis bancaire, et enfin une union politique. Mais tout cela prend beaucoup de temps, alors que ce dernier est compté. D’autant que de leur côté les régulateurs favorisent la réduction des expositions transfrontalières des établissements financiers afin de réduire les risques systémiques, accentuant un processus que l’on voudrait stopper par ailleurs…
Cela a comme conséquence l’accroissement de l’exposition de la BCE aux banques espagnoles, italiennes et portugaises. En juillet, ces dernières ont emprunté 60 % de la totali...

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