Les financiers ont horreur du risque, tout en ne répugnant pas à le faire supporter par les autres. Ils juxtaposent les termes d’aversion ou au contraire de goût quand ils l’évoquent, mais ce n’est qu’une façon de parler, comme ils en ont tant. En réalité, ils ne supportent pas que les autres leur en fassent prendre et le font vivement savoir quand c’est le cas.
Pour avoir trop joué avec le feu, le gouvernement espagnol en fait les frais sur les marchés, tout comme les autorités européennes en raison de leurs atermoiements répétés. On ne compte plus les discrètes conférences téléphoniques à propos de la tenue des élections grecques, mais rien n’est venu lever l’incertitude qu’elles font planer. L’Italie en est prise dans la tourmente, Mario Monti obligé de démentir la nécessité d’un plan de sauvetage du pays, « même à l’aveni...

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