Dans une chronique parue en octobre dernier dans La Presse (« De Cacouna au Califat »), Boucar Diouf nous dit préférer la molécule d'eau aux hydrocarbures parce que le « pétrole répond à un désir de l'humanité alors que l'eau est pour nous un besoin irremplaçable ». Le pétrole, source de tensions et de conflits, serait tout juste bon à être remplacé par des énergies vertes.
Biologiste de formation et Sénégalais d'origine, M. Diouf devrait pourtant savoir qu'encore aujourd'hui plus d'un milliard de personnes (et dans les faits sans doute beaucoup plus) n'ont toujours pas accès à l'eau potable, que chaque jour environ 5000 personnes (dont une majorité d'enfants) meurent de maladies liées à l'insalubrité de l'eau qu'ils consomment et que l'Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par cette situation.
Bien que la chose soit peut-être difficile à imaginer pour les lecteurs de M. Diouf, l'abondance d'eau potable que nous tenons aujourd'hui pour acquise en ouvrant machinalement nos robinets n'est devenue réalité qu'avec le développement économique et notre utilisation massive de sources d'énergie telles que les hydrocarbures qui ont permis, entre autres choses, le développe...
Cet article est reservé uniquement pour les membres Premium. 75% reste à lire.
Je me connecte
24hGold Premium
Abonnez-vous pour 1€ seulement
J'en profite
Annulable à tout moment