Avec l’IFI, le gouvernement démontre une fois encore que la classe moyenne reste la cible privilégiée de l’État pour financer les errements d’une politique électoraliste qui continue à préserver les intérêts de l’élite.
L’élément le plus emblématique de la future loi de finances 2018 porte sans conteste sur la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (le fameux ISF) en “impôt sur la fortune immobilière”, ou IFI, qui frappera donc désormais uniquement les propriétaires de biens immobiliers dont la valeur dépasse 1,3 millions d’euros. Une mesure qui, finalement, concernera davantage la classe moyenne que les Français les plus riches. Immobilier = fortune
Désormais, c’est donc officiel, les seuls Français considérés comme assez “fortunés” pour mériter d’être surtaxés sont ceux qui possèdent des biens immobiliers. C’est à dire, dans leur écrasante majorité, des individus issus de la classe moyenne qui ont pensé judicieux d’investir dans la pierre le fruit de nombreuses années de travail.
Certes, parmi eux, il en est également qui ont eu la chance de recevoir une maison ou un appartement dans le cadre d’une succession, mais ce genre d’héritage est bien souvent un cadeau empoisonné car il faut l’entretenir, le maintenir en état pour pouvoir continuer à le proposer à la location par exemple (quand les loyers sont payés). Sans oublier les charges qu’il faut assumer et la fiscalité un peu plus lourde chaque année dont il faut s’acquitter sans faillir. Sinon, c’est la saisie, la dépossession, la confiscation. Bref, aujourd’hui, l’État considère que les vrais riches, ce sont eux, les propriétaires. L’or et l’ar...
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