Quel spectacle ! La direction de BNP Paribas se mure dans son silence et fait donner le président de la République et ses ministres, qui se plient à l’exercice au nom de la France. Et l’ancien directeur général de la BCE, Jean-Claude Trichet, vient à la rescousse avec des arguments hauts en couleur, après que le gouverneur de la Banque de France a tenté de noyer l’incendie. Faut-il que le désarroi se soit installé pour qu’il en soit venu à de telles extrémités.
La carte politique de l’anti-américanisme a été jouée pour amoindrir – faute de pouvoir effacer – un comportement délictueux au pays des banques vertueuses. En toute cohérence avec le fonctionnement du système, car ce que l’affaire BNP Paribas met de manière caricaturale en évidence, c’est l’étroite connivence qui règne entre le pouvoir politique et le monde bancaire. Tout en enregistrant un piètre résultat à son offensive en direction des autorités américaines...

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