Il y a un grand danger pour les responsables politiques à s’avancer sur le terrain économique qu’ils ne pourront jamais maîtriser sauf à détruire complètement la dynamique de l’économie. Les candidats à l’élection présidentielle s’approprient des concepts et des problématiques économiques à propos desquels ils ne semblent pas avoir une compréhension claire et achevée. On en est encore à débattre des machines et autres robots qui seraient une menace pour l'emploi comme si David Ricardo n'avait jamais écrit ce chapitre sans appel "Les Hommes et les Machines" dans son traité de l'impôt, et comme si la théorie dynamique de la croissance économique n'existait pas. Les discussions autour du pouvoir d’achat sont un exemple flagrant du scientisme qui règne en ce domaine.
Il y a en effet une chose fondamentale qui échappe à ceux qui ont la prétention de nous diriger : plus la sphère des biens gratuits s’agrandit, et plus la vie est chère et l’économie fragilisée. Ce processus fut enclenché en France en 1981 avec l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Les socialistes ont créé le RMI, puis plus tard la CMU ; ils ont imposé la réduction du temps de travail, fidèle à leur tradition redistributrice. Et la droite est contrainte de gouverner dans les cadres imposés par la...

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