Pour agitée qu’elle ait été, l’année 2011 aura au moins eu un mérite. Elle aura mis fin à ce qui semblait faire office de paradigme budgétaire depuis 40 ans : désormais, les États ne sont plus à l’abri de la faillite, tout comme les entreprises ou les particuliers. Et de Paris à Berlin, en passant par Athènes, Rome ou Madrid, l’heure n’est plus aux promesses électorales inconséquentes, mais à la réduction de déficits pour rassurer les prêteurs sur les marchés. Crise oblige.
Sommet après sommet, les décideurs européens ne lésinent pas sur les propositions : convergence fiscale, réforme des traités, augmentation des taxes, sanctions automatiques en cas de non respect de normes budgétaires ou encore approbation des budgets nationaux par le Parlement européen. Mais une question est pour l’instant relativement absen...
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