Au-delà de ses aspects techniques et purement fiscaux, le prélèvement à la source de l’impôt pose un problème éthique fondamental. Dans l'esprit des rédacteurs de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, tout citoyen consent librement - et non subit - à l'impôt du moment que ce dernier finance le bien public, ce qui est sa seule raison d'être et son ultime justification. Avec le prélèvement à la source, c'est l'État qui consent, magnanime et dans sa grande sagesse, à laisser au citoyen, rabaisser ainsi au rang d’enfants à qui les parents laissent de l’argent de poche, ou pire de serf, la partie qu'il n'aura pas prélevé de ses revenus, ce qui constitue en fait un ...
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