A l’heure d’internet, ne sachant pas si mon lecteur est français, taïwanais ou américain, il me faut au préalable expliquer ce que recouvre le terme étrange, et presque poétique, d’intermittence du spectacle.
Il s’agit d’un dispositif étatique, unique au monde, par lequel l’État français subventionne les salariés de l’industrie du spectacle n’ayant pas de contrats d’emploi stables. Le processus de production artistique étant par nature irrégulier dans le temps, ce système d’assistanat concerne énormément de monde (plus de 100 000 allocataires) : artistes, ouvriers ou techniciens du spectacle. Sans compter ceux qui, avec la complicité de leurs employeurs, prétendent appartenir à ces catégories.
Le principe en est le suivant : pour peu que l’individu soit engagé par des entreprises du spectacle à raison de 507 heures sur 10 mois au minimum, il a accès aux bénéfices de l’intermittence : il sera dès lors indemnisé par l’État à raison de 60 à 100 euros par jour, environ, pour l’ensemble des journées non travaillées. Ceci constitue évidemment pour l...
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