Dimanche soir, la chaîne M6 diffusait, lors de l'émission zone interdite, plusieurs reportages relatifs aux marchés "troubles", pour ne pas dire glauques, du "mal-logement". Ce type d'émission, bien que n'ayant pas de valeur statistiquement fiable, dénote à quel point la situation du logement est devenue calamiteuse non seulement dans les grandes agglomérations, mais aussi parfois dans des métropoles provinciales plus petites.
Les situations de mal-logement dont j'analyse froidement les causes dans mon livre deviennent, le temps d'une émission, des visages de personnes et de familles vivant dans des conditions indignes d'un pays prétendûment développé. Et pourtant, il faut garder la tête froide pour ne pas sombrer dans la pseudo-analyse émotionnelle à deux sous, façon Christine Boutin et ses amis socialistes, de droite ou de gauche.
Toutefois, si l'émission ne fut pas tendre avec les propriétaires accusés de tirer parti de la misère immobilière qui frappe ce pays, elle a fait preuve de bien trop de mansuétude vis à vis de l'état, premier responsable de cette décrépitude. Certes, "Zone Interdite" n'est pas "capital", et l'on ne peut demander à toutes les émissions d'aborder le volet économique des choses. Mais l'incurie de l'état (au sens large...) ne faisait que transparaitre à travers plusieurs reportages: la gestion difficile des parcs de logement des offices HLM, création 100% étatique, le détournement par des aigrefins de dispositifs d'aide sociale au logement d'urgence absolument ubuesques, dommages et intérêts prononcés par la justice au détriment de propriétaires manifestement véreux absolument insignifiants (la justice Française refuse le principe des dommages punitifs...)...
Loin de moi l'idée de défendre les loueurs de caves ou de taudis : à partir du moment où l'état place simultanément...

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