Ce texte est un « article presslib’ » (*)
Un entretien avec Adrien de Tricornot sur le thème : « ».
- Le fort rebond concomitant des marchés financiers ces derniers mois (actions, obligations, matières premières) annonce-t-il une nouvelle bulle spéculative ?
Quel que soit le niveau auquel la finance tombe, elle repart ensuite dans sa dynamique de bulle car rien n’a été fait pour changer le mécanisme qui préside aux mouvements spéculatifs.
En octobre 2008, après la faillite de Lehman Brothers, on a pu penser que les règles allaient être bouleversées aux Etats-Unis. Mais le processus démocratique prend beaucoup de temps, ce qui laisse aux lobbyistes le temps d’agir pour empêcher les mesures contraignantes. De plus, le personnel politique et financier n’a pas changé. Il raisonne toujours selon les critères de la science économique classique alors qu’il faudrait un changement de paradigme.
- Les modèles keynésiens ont été laissés en friche depuis les années 1970. Ne manque-t-il pas une pensée alternative ?
La première réaction des économistes est celle du mouvement de balancier. Si les keynésiens ont tort, c’est que les monétaristes ont raison. Si les monétaristes ont tort, c’est que les keynésiens ont raison. Mais il serait naïf de croire que la vraie réponse à la crise se trouve dans la science économique. Il faut la trouver ailleurs...
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