Au fur et à mesure que l’étau se resserre sur le gouvernement grec, avec l’assentiment de François Hollande, les dirigeants espagnols redoublent leurs efforts pour ne pas avoir à connaître le même sort et retardent le moment où ils vont devoir faire leur demande. Le rapport sur la Grèce de la Troïka est de son côté reporté à début octobre, le plus tard possible, afin d’en faire autant des décisions la concernant. Après Antonis Samaras, Mariano Rajoy va entamer un ballet de séduction auprès des dirigeants européens afin d’obtenir une remise de peine, tandis qu’Olli Rehn, commis à la toujours désastreuse communication de Bruxelles, évoque la possibilité que l’Espagne puisse éviter d’entrer dans la logique infernale d’un plan de sauvetage, fondant ses espoirs dans un événement qui doit intervenir entretemps.
Mais que peut-il donc se passer en septembre, dont l’annonce est à ce point attendue et qui doit changer si radicalement la donne ? S’il s’agit de l’intervention de la BCE, tout ce monde risque de déchanter. Que celle-ci calme durablement le marché, le coup n’est pas gagné !
Se démarquant de ses petits camarades de la Bundesbank, le gouverneur Jörg Asmussen (sans entrer dans des détails qui sont l’enjeu des discussions en cours) réfute l’idée que cette intervention reviendrait à une création monétaire destinée au...

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