Les débats tournent à la plus grande confusion tandis que les menaces se précisent depuis l’émission obligataire espagnole désastreuse de jeudi dernier. Cherchant à pénétrer les arcanes des marchés, les uns réclament plus d’austérité, d’autres une pause et plus de croissance, d’autres encore tout à la fois. Aucun ne semble avoir la maîtrise des événements.
Pedro Passos Coelho, le premier ministre portugais, vient de changer de discours et de reconnaître dans une interview à Die Welt « ne pas savoir » si son pays pourra revenir sur le marché en 2013 comme prévu, invoquant si cela se révélait impossible la nécessité de prolonger les aides accordées, tout en réfutant la nécessité d’un second plan de sauvetage afin de sauver la face. On apprenait parallèlement que les banques portugaises venaient d’atteindre un plus haut historique en ayant emprunté à la BCE plus de 56 milliards d’euros, soumises à un niveau de défaut sur leurs créances jamais atteint et totalement coupées du marché interbancaire.
Sans aller aussi loin que le premier ministre portugais, Cristóbal Montoro, le ministre espagnol du budget, parle quant à lui de « la situation extraordinairement difficile » que connait l’Espagne et fait référence au « haut niveau d’endettement accumulé par notre économie », une vague formule lui permettant d’éviter d’identifier cet endettement comme étant celui du secteur immobilier vis-à-vis des banques. Cherchant à produire une note plus apaisante, le ministre a tenu à préciser que son budget de rigueur 2012 « ne porterait pas atteinte à l’essence de la récupération écon...
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